Le Conseil national des barreaux en France a fermement condamné les attaques dirigées contre la présidente de la 11e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. Dans un communiqué diffusé ce mardi, cet organisme représentant l’ensemble des avocats français a rappelé que, bien que la contestation d’une décision de justice soit légitime, les menaces portées contre les magistrats restent inacceptables. L’indépendance de la justice est décrite comme un pilier essentiel de l’État de droit.
Cette prise de position du conseil s’inscrit dans le contexte des menaces reçues par la magistrate Bénédicte de Perthuis, suite à sa présidence lors du procès des emplois fictifs du Rassemblement National. Marine Le Pen, figure centrale de ce procès, a été condamnée à une peine de 5 ans d’inéligibilité avec une mise à exécution provisoire, assortie de 4 ans de prison, dont 2 ans ferme sous bracelet électronique, selon les informations rapportées par Anadolu.
Par ailleurs, la première présidence de la Cour d’appel de Paris a exhorté à respecter l’institution judiciaire face aux attaques personnelles envers les magistrats, constatées notamment sur les réseaux sociaux. Le premier président de la cour a exprimé une vive inquiétude, soulignant que les menaces contre les magistrats n’ont aucune place dans un État de droit.
Gérald Darmanin, ministre français de la Justice, a également réagi en qualifiant d’inacceptables les menaces proférées. Il a souligné leur caractère préoccupant pour l’indépendance judiciaire, ajoutant que de telles actions sont irréconciliables avec les principes démocratiques. Selon Anadolu, il a insisté sur l’exigence de maintenir l’autorité et l’indépendance du système judiciaire français.
Enfin, Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise, a commenté la situation en déplorant que des magistrats soient maintenant visés par des menaces, tout comme les députés et militants de son parti en ont souffert. Il a pointé du doigt ce qu’il perçoit comme le danger de l’extrême droite et ses actions, par opposition aux activités démocratiques de gauche.